Dernières nouvelles  :
Une nouvelle appellation prestigieuse vient enrichir la palette des vins proposés par le Domaine Jean Féry et Fils  : un Chassagne-Montrachet 1 er Cru « Abbaye de Morgeot ».
Ce 1 er cru se situe au sud de Chassagne-montrachet, un des 5 villages constituant la prestigieuse « Côte des blancs » de la Côte de Beaune. Orienté Est-Sud-est, « l'Abbaye de Morgeot » est considéré comme un des meilleurs terroirs de Chassagne-Montrachet. Son sol profond, composé d'argiles et de calcaires, est planté en totalité de chardonnay. Les vignes entourent un ancien cellier maintenant en ruines ayant appartenu aux moines cisterciens de l'Abbaye de Morgeot.

Premières vendanges de l'Abbaye de Morgeot pour le Domaine Féry en 2010 !

2009
Les vins des vendanges 2009 sont en fûts.  Le millésime s'annonce sous les meilleurs auspices au vu de la qualité des raisins récoltés : mûrs, sains, concentrés, d'un équilibre parfait sucre-acidité.

Bonne nouvelle car c'est avec avant tout avec de beaux raisins que l'on fait de beaux vins !

Le millésime 2009, après 18 mois d'élevage en fûts de chêne, sera mis en bouteilles au printemps 2011.

Grande première  : à compter du millésime 2009, le Domaine Jean Féry et Fils proposera un Corton Grand Cru rouge  : c'est la toute première fois que le Domaine possède une vigne classée en appellation Grand Cru !   Si la parcelle ne mesure que 0,1765 hectares (très exactement...), la joie d'avoir le plaisir de prendre soin dorénavant de ce terroir d'exception est de taille !

Ce Corton se trouve sur la commune d'Aloxe-Corton, au lieu-dit « Les Chaumes » qui tient son nom d'un sol pauvre et sec particulièrement favorable à la vigne. Située à 250 m d'altitude, la parcelle est exposée au sud et offre un sol brun rouge très caillouteux. « Les Chaumes » étaient déjà distingués parmi les climats « hors lignes » de Corton en 1855 par le Docteur Lavalle dans son ouvrage de référence : Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte d'Or . Des Corton qu'il qualifiait de « vins parfaits, dignes d'être offerts aux gourmets les plus délicats, et d'être servis dans les occasions les plus solennelles ».

Rendez-vous en 2011 - après 18 mois d'élevage - pour déguster la première cuvée, millésimée 2009, de ce grand vin !

Le millésime 2008
Les vins des vendanges 2008 sont disponibles à la vente dès leur mise en bouteilles au printemps 2010, après 18 mois d'élevage.

Le millésime 2008, un millésime miraculeux !
L'année 2008, avec une météo particulièrement instable, dangereusement propice aux maladies, et un été maussade et humide, s'annonçait difficile. Cependant, la plus grande vigilance à observer chacune de nos parcelles et la bonne gestion de nos traitements naturels alliés à l'âge vénérable de nos vignes - qui les rend très résistantes - ont encore démontré leur efficacité. Restait le problème de la maturité qui tardait. Le temps a alors miraculeusement changé, apportant des conditions idéales : à partir du 14 septembre, le soleil et le vent du nord ont séché et mûri les raisins, et les vendanges, débutées le 28 septembre, se sont déroulées sous le même beau temps. De quoi réjouir la joyeuse troupe des vendangeurs mais surtout le régisseur, Pascal Marchand, qui a rentré ainsi des raisins de très belle qualité.

En quantité, 2008 s'avère être la plus petite récolte que nous ayons connue depuis 10 ans : résultat du travail dans les vigne et du tri aux vendanges qui se devait d'être particulièrement sévère cette année. Mais vigilance et exigence ont porté leurs fruits en nous offrant aujourd'hui un millésime somptueux : les vins se distinguent par une grande richesse aromatique et un magnifique équilibre qui les rend dès maintenant très agréables à déguster.

Le millésime 2008 , raconté par Pascal Marchand régisseur du Domaine

« Les vendanges, débutées fin septembre, se sont poursuivies sur le début du mois d'octobre : je n'avais pas vu ça depuis 15 ans ! Elles se sont déroulées dans un climat vraiment idéal, ensoleillé et frais ! Les raisins ont été mis en cuves à 5-6°C (nous les laissions parfois se refroidir durant la nuit), et les macérations à froid ont été très longues (7 à 8 jours) sans avoir besoin de les forcer. Ainsi, les départs en fermentation alcoolique ont été très lents, très doux, les levures indigènes (celles, naturellement présentes sur la peau des raisins, qui transforment les sucres en alcool) jouant tranquillement leur rôle. Les raisins présentaient un bon équilibre entre acidité et degré alcoolique potentiel, avec une belle maturité physiologique et des tannins bien mûrs. Cela nous a permis de conserver beaucoup plus de vendanges entières (avec leurs rafles) : de 20 à 30% par cuvée (et jusqu'à 100% pour les Vougeot 1 er cru Les Cras). Les macérations post-fermentaires ont été plus courtes que les années précédentes mais les macérations totales ont quand même duré de 24 à 25 jours. Nous avons ensuite tout décuvé, puis pour éliminer les lies les plus lourdes, les plus grossières, nous avons remis les vins en cuves pendant 8 à 10 jours avant de les entonner ( c'est très rare si longtemps mais je voulais profiter des meilleurs jours du calendrier lunaire). Une fois les vins en fûts, nous avons ouvert les portes pour que le froid rentre dans les caves afin que les fermentations malo-lactiques ne démarrent pas trop vite : pour que les vins gardent leur matière colorante, qu'ils soient mieux structurés.

Les vins rouges ont terminé leur fermentation malo-lactique exceptionnellement tard, en septembre 2009 : c'est le gage d'une bonne stabilité. Ils auront un bon potentiel de garde. Ils n'ont été soutirés qu'en décembre : ils sont restés jusque là dans leurs fûts d'origine afin qu'ils se nourrissent de leurs lies. Les vins rouges sont denses, très droits, très élégants, ils ont beaucoup de corps, je dirais même beaucoup de coeur. Leurs tanins sont souples et leur complexité aromatique est ample, avec une belle expression de fruits rouges. Je les trouve typiquement bourguignons ! Le « nouveau venu », le Corton, m'a vraiment surpris et impressionné tant il est fin et délicat. On sent sa noble origine. »

Les vins blancs , après avoir passé près de 11 mois en fûts de chêne, ont été mis en cuves inox afin qu'ils gardent toute leur fraîcheu r. Ils présentent une belle combinaison d'acidité et de maturité, de fraîcheur et de densité. Ces blancs 2008 sont magnifiques, dans la lignée des 2007, dans un style différent. Les 2007 sont très droits, très beaux ; les 2008 sont plus enveloppants avec une jolie ``ossature´´ : ce sont des vins très généreux, accessibles très vite après leur mise en bouteilles. Ils ont une richesse aromatique exceptionnelle. Ils sont vraiment magnifiques ! ».

Le millésime 2007
Ce millésime est actuellement commercialisé. Prix sur demande.

Les vins rouges 2007 sont gourmands, veloutés et charnus, tout en fruité et en finesse, avec des tanins soyeux d'une grande élégance. De vrais vins de plaisir !

Quant aux vins blancs , ils sont particulièrement bien structurés et équilibrés, avec des qualités aromatiques exceptionnelles. Une grande année pour les chardonnays !

2007, le millésime du risque !

Souvenez-vous : l'été 2007   a été particulièrement froid et pluvieux. Un vrai « temps de chien » qui risquait de compromettre le millésime, de donner des vins fragiles et malingres. Il fallait « faire avec », mais pour autant   ne pas attendre, ne pas subir en pensant que l'oenologie viendrait compenser cette météo déplorable : il fallait prendre les choses en main, gérer ces conditions climatiques difficiles en « accompagnant » la vigne: pas en l'agressant avec des produits phytosanitaires agressifs que nous bannissons de notre exploitation, mais plutôt en lui donnant tous les atouts pour donner le meilleur d'elle-même dans cette situation peu favorable. Pour cela, il fallait faire des choix, et prendre des risques en restant fidèles à nos principes de renoncer à toute forme de lutte chimique. C'est ce que nous avons fait sans hésitation, car c'était le prix à payer pour la qualité. Pascal Marchand et toute son équipe n'ont pas ménagé leurs   efforts et ont fait preuve de la plus grande vigilance dans le vignoble : beaucoup de travail à la main pour ne pas tasser avec des tracteurs les sols détrempés par la pluie, labour au cheval dans certaines parcelles, précision dans le suivi des maladies, effeuillages, tri drastique des raisins.... Sans compter que l'apport de la biodynamie (dont Pascal est un des pionniers en Bourgogne) a su renforcer nos vignes (pulvérisation de silice «dynamisée» pour capter la lumière), des vignes qui étaient également plus résistantes en raison de leur âge vénérable (grâce à leurs racines plus profondes que de jeunes vignes). Après tous ces efforts, les raisins récoltés furent beaux d'autant que   nous avions pris le risque de faire des vendanges tardives, à un rythme lent et réfléchi en fonction de la maturité des parcelles et du calendrier lunaire. Enfin, à la cuverie, après   un tri sévère,   un travail minutieux mais tout en douceur a permis aux vins de livrer le meilleur de leur potentiel et toutes les richesses de leur personnalité.  

Aujourd'hui, nous savons que nous avons eu raison d'être exigeants, car la qualité est là, et tant pis si cela a dû se faire au détriment de la quantité et de la productivité. Nous préférons vous proposer aujourd'hui des vins dont nous sommes fiers, des vins solides et   en même temps très fins, qui évolueront très bien.

Le millésime 2006
Il reste quelques bouteilles de 2006 à vendre dans certaines appellations. Prix sur demande.

A la dégustation, les vins rouges 2006 sont magnifiques, charnus, concentrés, avec beaucoup de couleur, comparables au millésime 2005, la quantité en moins.
Les vins blancs sont très beaux, très nets, bien droits. Un beau millésime !

2006, le millésime du tri !
Le millésime 2006 , raconté par Pascal Marchand régisseur du Domaine

Une météo capricieuse.   Au mois de mai , le froid a retardé le débourrement, mais l'arrivée ensuite de fortes chaleurs a hâté la floraison, grillant même quelques baies. En juin , des orages de grêle en Côte de Nuits ont aussi entraîné des pertes. Le mois de juillet a été très chaud et ensoleillé, mais, contrairement à 2003, avec des nuits fraîches : un temps très bénéfique qui a donné beaucoup de concentration et de matière aux raisins. Août , froid et pluvieux, a provoqué l'attaque de botrytis sur certaines grappes de pinot noir qui ont été éliminées. Septembre s'annonçait maussade mais les vendanges, débutées le 19 septembre, se sont déroulées sous un beau soleil qui a séché les grumes. Et durant les intermèdes pluvieux, le domaine a choisi d'arrêter la récolte pour ne pas « diluer » les jus. Nous avons également tenu compte du calendrier lunaire pour les vendanges de chaque parcelle. Mais après toutes ces péripéties, la maturité des raisins était très irrégulière. Le tri a donc été vraiment la clé de la qualité : en 2006, pour faire de grands vins rouges, le tri était crucial. Nous avons éliminé tous les grains verts et abîmés, soit 25 à 30% de la production déjà peu importante.
Un gros sacrifice mais qui a payé : les vins rouges ont maintenant une belle structure et sont pleins de concentration et d'arômes à la dégustation. Quant aux chardonnays, on a tout de suite vu que c'était un beau millésime, les raisins étaient très mûrs.

Les vinifications. En rouge, nous avons commencé par des macérations à froid (à 7-8°) les plus longues jamais faites (10 jours) pour rechercher le fruité, extraire. Mais pour éviter à tout prix des choses désagréables comme de l'amertume, nous avons institué un système de pigeage très étudié puis privilégié les remontages. La fermentation alcoolique a duré 7 ou 8 jours, puis j'ai vraiment recherché une macération totale post-fermentaire pour une extraction ultime et tout en douceur : cela apporte une concentration sans dureté et pleine de fruit. La fermentation malo-lactique a eu lieu en fûts (30 à 50% de fûts neufs selon les crus). Elle a été très tardive, c'est un gage de qualité pour le pinot noir : les vins resteront stables, ne perdront pas de couleur. Nous avons beaucoup travaillé avec les tonneliers et les vins ont beaucoup de matière. Résultat : à la dégustation, le vin domine toujours le fût (même neuf).
En blanc, le pressurage a été fait en grappes entières, doucement et lentement pour obtenir des bourbes les plus fines possibles. Les débourbages ont donc été très courts. Les fermentations se sont déroulées en fûts, sans levurage bien sûr, le plus simplement du monde. Comme les lies sont très fines, l'élevage a été effectué sans bâtonnage pour obtenir plus de fraîcheur.

Domaine Jean FERY & Fils
1 Route de Marey 21420 Echevronne -Côte-d'Or - France
Tél. : 33 (0)3 80 21 59 60   -   Fax : 33 (0)3 80 21 59 59    
E-Mail : fery.vin@wanadoo.fr

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