Actualités

Vendanges 2015

Dès le début de la saison, les vendanges s'annonçaient précoces avec une fleur tout début juin. L'ensoleillement exceptionnel des mois de juin et juillet avec des journées caniculaires faisait craindre des arrêts de végétation et des blocages de maturité.

Heureusement, Mère Nature a, une fois de plus, été bienveillante. Les quelques pluies d'août ont été bénéfiques à la vigne et aux raisins. La chaleur retrouvée fin août a accéléré la maturation et nous avons commencé les vendanges le 01 septembre.

Toutes nos parcelles étant à maturité optimale presque en même temps, il a fallu vendanger très vite. Nous avons donc fini le 07 septembre.

Les raisins étaient parfaitement sains avec une belle expression aromatique et des équilibres sucre/acidité comme on aimerait en voir à chaque vendange. Certains comparent déjà ce millésime avec 2005. Il est encore un peu tôt pour le confirmer mais les premières dégustations après la fermentation alcoolique sont très prometteuses. Nous affinerons notre jugement dans quelques mois après la fermentation malolactique.

Le seul bémol viendrait des quantités, une fois de plus, légèrement plus faibles que la moyenne surtout pour les vins de la Côte de Nuits. Mais ne soyons pas trop exigeants, des millésimes comme celui-ci sont rares et il faut savoir savourer son plaisir et apprécier la récompense des efforts de toute une année.

Les vendanges 2014 : réjouissantes !

Pour nous, vignerons, les vendanges, c'est le moment le plus important de l'année. C'est le résultat de l'attention et des soins apportés durant toute une année dans les vignes. La récolte des fruits de notre travail.

C'est aussi là que se décide la qualité du millésime : avec la qualité des raisins récoltés. Car – tout comme les chefs cuisiniers affirment que l'on ne peut faire de bons plats qu'avec de bons produits – , nous sommes convaincus, au Domaine Féry, que l'on ne peut faire de bons vins qu'avec de bons raisins. Et 2014 a comblé nos attentes : les raisins sont beaux, croquants, charnus, goûteux. En un mot : superbes. Le millésime s'annonce magnifique !

Les vendanges se sont déroulées dans des conditions idéales, sous le soleil, et la récolte est magnifique ! Après le temps maussade du début de l'été qui n'engageait guère à l'optimisme, les vendanges 2014 donnent de quoi se réjouir !

Les vendanges. Au Domaine Féry, les premiers coups de sécateurs ont été donnés le 12 septembre, un "jour fruit" et en lune descendante, vraiment idéal dans le calendrier lunaire ! Les anciens regardaient la lune avant de décider des travaux des vignes et des champs ; nous aimons entretenir cette tradition au Domaine. Tout comme nous cultivons nos vignes avec des produits biologiques, pour qu'elles livrent des fruits sains, dénués de produits chimiques, et qui expriment véritablement leurs terroirs.

A tout seigneur, tout honneur : nous avons commencé par les magnifiques Chassagne-Montrachet 1er cru "Abbaye de Morgeot" ! Les vendanges ont continué en Côte de Beaune (Corton, Puligny-Montrachet, Pernand-Vergelesses, Savigny-les-Beaune,…) puis en Côte de Nuits (Morey-Saint-Denis, Gevrey-Chambertin, Vougeot, Nuits-Saint-Georges, Vosne-Romanée,…), la Côte de Beaune étant – comme souvent – mûre un peu avant la Côte de Nuits.

De beaux fruits pour faire de beaux vins. Au Domaine Jean Féry et Fils, les vendanges sont faites à la main. Encore une façon de pérenniser une tradition, mais pas seulement ! Les raisins, manipulés avec précaution, n'ont pas la peau éclatée, abîmée. Et cela permet un premier tri : le maximum d'éléments indésirables (insectes, feuilles, attaches métalliques) est écarté, et les grappes qui ne sont pas mûres ou abîmées sont laissées sur le cep… mais cette année, il n'y en avait pas beaucoup ! Ainsi, ce sont de belles grappes, belle et entières (on en mangerait !) qui ont été emmenées au Domaine où elles ont été, de nouveau et dans tous les cas, triées. Deux fois. Une première table de tri vibrante permet de faire tomber entre ses rouleaux les insectes, feuilles, ou grumes endommagées qui auraient survécu ! Puis, les raisins passent sur une autre table de tri, traditionnelle, un tapis roulant où ils sont examinés par une équipe de trieurs qui finalise la sélection. Ce sont donc des fruits presque parfaits qui ont commencé ensuite leur vinification !

Les raisins blancs (chardonnay). Les raisins sont conservés entiers (avec leur rafle) pour être immédiatement pressés afin que les jus ne s'oxydent pas. Nous utilisons un pressoir pneumatique, plus doux, qui ne libère pas l'astringence des rafles et donne des jus de très bonne qualité. Le débourbage s'effectue à froid, par gravité, durant 24 heures. Cette année, les blancs ont été mis en cuve pour débuter leur fermentation alcoolique afin de mieux contrôler les températures (cette régulation thermique favorise la complexité aromatique) ; elle se continuera en fûts de chêne (du chêne de Bourgogne), tout comme la 2ème fermentation, la fermentation malo-lactique. Mais nous en reparlerons !

Les vins rouges (pinot noir). Après les tables de tri, une partie de la vendange tombe dans l'égrappoir. En moyenne cette année, 80% des raisins ont été égrappés (on dit aussi "éraflés" : l'égrappoir ôte les rafles). La totalité des raisins ont été ensuite mis en cuve par gravité (la cuverie se situant sous les tables de tri, il suffit de les laisser descendre dans les cuves) : cela évite de les abîmer. Le pinot noir a été mis en macération pré-fermentaire à froid durant 3 jours : autrement dit, on a refroidi les cuves afin que la fermentation alcoolique ne parte pas trop rapidement. Cette macération à basse température favorise une meilleure extraction de la couleur, préserve la fraîcheur et la finesse des arômes, et apporte de la longueur en bouche.

La fermentation alcoolique (transformation du moût en vin) peut ensuite débuter. Certains sont parfois tentés d'utiliser des levures artificielles pour la stimuler. Mais au Domaine Féry, aucune levure artificielle n'est utilisée pour la démarrer car les levures indigènes présentes naturellement sur la peau des raisins gardent au vin toute son authenticité et lui donnent davantage de complexité...

Le millésime 2013

Des quantités très réduites

Mise à l'épreuve en 2012, toute la Bourgogne espérait une année 2013 plus sereine. Dame Nature, capricieuse, en a décidé autrement et ne nous a laissé aucun répit. Après un hiver long, un printemps maussade et un bel été qui fut providentiel, les vendanges n'ont démarré que début octobre. Les conséquences des aléas climatiques (coulure et millerandage, dégâts de grêle) ont diminué les quantités récoltées. Comme en 2012 et pour la quatrième année consécutive, nous n'avons eu que de très petits rendements. Mais c'est en 2013 que les quantités sont le plus impactées : les volumes sont encore inférieurs à ceux de 2012. Heureusement, les premières dégustations laissent présager une belle réussite.

Début 2013, l'hiver s'est attardé en Bourgogne. De janvier à juillet, les températures restent fraîches. Le soleil est le grand absent de ce premier semestre, alors que la pluie s'impose largement. Cette climatologie très maussade a des conséquences sur la vigne, qui reprend son cycle tardivement, avec près de 2 semaines de retard. Début mai, alors que les premiers bourgeons viennent de faire leur apparition, des précipitations s'abattent sur la région. La floraison et la nouaison ne bénéficient pas d'une météorologie plus propice. Le retard est alors d'environ 3 semaines. L'été, chaud, sec et ensoleillé rassure et profite à la qualité des raisins. Il permet d'obtenir une bonne maturation. Juillet est marqué par un violent orage de grêle sur la Côte de Beaune. Septembre ne ménage pas les vignes. La douceur ambiante et les pluies régulières favorisent le développement du botrytis, heureusement limité grâce à des grappes aérées constituées de petites baies. Le choix de la date de récolte est un véritable casse‐tête. Il faut être très réactif et vendanger rapidement. Ce millésime exigeant a demandé beaucoup d'efforts, qui sont aujourd'hui couronnés de succès. Les vins dévoilent une réelle pureté aromatique et des couleurs inattendues. Les équilibres sont particulièrement plaisants.

Les vins blancs Fruités et équilibrés, les vins blancs se caractérisent par un nez marqué de notes d'agrumes. Cette netteté aromatique se retrouve en bouche. Ces vins bien structurés affichent vivacité et fraicheur, sans l'agressivité que laissaient craindre les acidités mesurées juste avant les vendanges. Très droits et francs, les blancs 2013 n'auront pas à rougir face à leurs aînés.

Les vins rouges D'un rouge rubis profond, soutenu et brillant, ces vins fruités donnent l'impression de croquer dans une poignée de fruits rouges fraîchement cueillis (cerise, framboise, groseille). A la dégustation, les premières notes acidulées laissent vite place à une belle structure apportée par des tanins fins et bien présents. Une belle longueur en bouche prolonge le plaisir.

Le millésime 2012

Rare et précieux.

Du jamais vu ! Voilà ce que tous les viticulteurs bourguignons disent de la météo de l'année 2012. Face aux caprices du temps, il a fallu redoubler d'efforts pour obtenir le meilleur de nos vignes. La qualité des vins est excellente, inespérée aux vues des conditions climatiques. Importante ombre au tableau : les quantités récoltées sont en baisse considérable par rapport à la moyenne, entre 40 et 50%. 2012 se caractérise par de petites quantités mais une belle qualité.

Hiver doux, mars printanier, fraîcheur et gel au printemps, mai estival, juin rafraîchi et pluvieux, été instable, canicule, grêle, orages... un programme météo chargé, qui n'a pas épargné les vignes. Le froid et l'humidité du printemps ont engendré coulure (non transformation de certaines fleurs en fruit), millerandage (fécondation incomplète de la fleur qui donne de petites baies) et une forte pression du mildiou et de l'oïdium. Les brèves mais fortes chaleurs de l'été ont provoqué échaudage et grillure des baies. Ces phénomènes, survenus avant la période de maturation, ont entraîné une baisse significative de récolte, sans impacter la qualité des raisins. Au contraire, des grappes aérées aux petites baies garantissent concentration et intensité. Ayant dû composer avec les éléments et se battre au jour le jour, les hommes, comme le matériel, ressortent usés, mais vainqueurs, de cette campagne. A l'heure des vendanges, sous le soleil, c'est une matière première saine, exempte de maladie et de pourriture, qui a rejoint les cuveries. Rare, le millésime 2012 des vins de Bourgogne n'en est que plus précieux !

Les vins blancs montrent une belle personnalité, alliant concentration et complexité aromatique. Ils exhalent des notes de fruits mûrs et de fruits secs, dans une bouche puissante et fraîche.

Les vins rouges Produits en petits volumes, ils ont bénéficié d'un effet « concentration », ce qui constitue un vrai atout qualitatif. Les vins, à la robe soutenue, développent des arômes de petits fruits, de baies bien mûres, et d'épices. Bien équilibrés, ils sont à la fois souples et frais, et offrent une belle ampleur.

2011

2011 : certification en viticulture biologique pour notre Domaine

2011 est le millésime où la plupart de nos vins vont être certifiés « AB ». La plupart, car si l'ensemble de notre domaine est cultivé en agriculture biologique, certaines parcelles ont été acquises après 2008 (or il faut 3 ans pour obtenir l'agrément) ou ont connu des changements (arrachages, greffages) qui imposent de recommencer la procédure au début.

Le Domaine Féry a banni depuis longtemps les produits chimiques de ses vignes, question de philosophie : pour obtenir des raisins propres et authentiques, nourris uniquement de leur terroir, et faire des vins qui reflètent ces terroirs.

Mais pour avoir le droit de dire ou d'écrire que notre viticulture est biologique, cela ne suffit pas, car cette notion est strictement règlementée. Il faut donc – et c'est ce que nous avons fait en 2008 ̶ entamer une démarche officielle, déposer une déclaration de conversion en agriculture biologique, et contacter un organisme certificateur, un organisme indépendant ̶ en l'occurrence ECOCERT ̶ qui va régulièrement vérifier tous les produits que vous utilisez, vient à l'improviste dans vos locaux pour contrôler ce que vous y stockez effectivement ou dans vos vignes pour les analyser. Les produits autorisés, d'origine organique ou minérale naturelle, sont en nombre limité (tout autre produit non référencé est interdit).

Pour lutter contre les maladies, les produits biologiques demandent une grande vigilance car, moins agressifs que les produits de synthèse, ils doivent être utilisés de façon beaucoup plus pointue et précise. Par exemple, pour être efficaces, les bacilles utilisés contre les vers de la grappe doivent être administrés au moment où une pointe noire apparaît sur les œufs : cela ne laisse que 2 jours pour le faire au bon moment !

Mais surtout, le fondement de la viticulture biologique est d'entretenir des sols et un environnement favorable à la bonne santé de la vigne. Et, plus que lutter ainsi contre les insectes ravageurs, on préfèrera entretenir autour des vignes une flore naturelle susceptible d'héberger leurs prédateurs. On privilégiera toujours aussi le travail des sols (binage, piochage,…) qui remplace les herbicides, aère la terre, favorise la vie microbiologique mais aussi le développement en profondeur des racines, donc améliore la qualité et la structure de ces sols dans lesquels la vigne puise sa nourriture, sa vie, son identité.

2011 : un millésime atypique

Le millésime 2011 raconté par Pascal Marchand, maître d'œuvre aux vignes et en caves

Jusqu'à fin juin, le temps fut tellement beau et chaud (30°C les après-midis durant la deuxième quinzaine d'avril !) que nous envisagions des vendanges encore plus précoces qu'en 2003, année de canicule. L'été frais et humide a gommé une partie de cette avance puis quelques très belles périodes ensoleillées au mois d'août ont permis aux baies de gagner en maturité. Les vendanges ont débuté ici les derniers jours du mois d'août comme dans la plupart des domaines. Ce n'est que la 6ème fois en 300 ans que la Bourgogne commence à vendanger en août ! Jusqu'alors, le cas ne s'était produit qu'en 1719, 1822, 1893, 2003 et 2007. Depuis le XVIIIe siècle, 3 ont donc eu lieu dans les 10 dernières années et ce tous les 4 ans. A méditer…

Dans les vignes, nous avons évidemment été très vigilants quant aux attaques de maladies et de pourriture, et nos vignes sont globalement bien aguerries grâce à notre viticulture biologique. A l'Abbaye de Morgeot, en Chassagne-Montrachet 1er Cru, nous avons même appliqué le programme complet biodynamique : en administrant, en fonction du calendrier lunaire, des préparations précises (poudre de silice, bouse de vache, compost…). Au final, sur l'ensemble des cuvées, les chardonnays récoltés étaient magnifiques. Les pinots noirs, plus fragiles et aux raisins plus serrés, avaient un peu souffert des averses orageuses des mois de juillet et août. Il a fallu trier très soigneusement. Nous avons réduit les proportions de vendanges entières dans la plupart des crus, y compris les Nuits Damodes (50% au lieu des 100 % habituels) : seul le Vougeot 1er Cras a conservé 100% de ses rafles. En cave, nous avons vraiment « fignolé » ce millésime, nous l'avons géré tout en douceur et strictement respecté le calendrier lunaire biodynamique : des cuvaisons plus courtes, aucun pigeage, des remontages les « jours fruits » exclusivement…

Fin mars 2012, les vins en fûts n'avaient pas encore fait ou fini leur 2ème fermentation, la fermentation malo-lactique (alors qu'ailleurs, elle a au contraire souvent été très rapide): c'est tout à fait remarquable, cela donne beaucoup de stabilité, de finition aux vins. Les vins blancs seront magnifiques, les vins rouges offrent un bel équilibre, et un fruit intense.

Vendanges 2010

C’est sous le soleil que les vendanges ont débuté le 21 septembre dernier. Et – honneur à la dernière vigne acquise par le Domaine ! – les Chassagne-Montrachet 1er cru Abbaye de Morgeot ont été les premiers sillonnés par la troupe de vendangeurs, sécateur en main et sourire aux lèvres. De nombreux étudiants cette année avaient répondu à l’appel, très motivés par des vendanges « à l’ancienne » ; avec le gîte et le couvert assurés, ils étaient venus de loin pour y participer et ont constitué un groupe de vendangeurs soudé dans une ambiance très conviviale. Plusieurs nationalités étaient représentées (néo-zélandaise, bulgare, argentine, canadienne), en particulier en cuverie car nombreux sont aussi les professionnels souhaitant se former aux vinifications sous la conduite de Pascal Marchand.

Les vendanges ont été rapidement menées, sur 6 jours, les maturités des raisins étant assez homogènes tout le long de la Côte viticole (les dates des vendanges ont d’ailleurs rarement étaient autant simultanées du nord au sud de la Bourgogne, depuis le Chablisien jusqu’au Mâconnais).

Ce millésime 2010 est marqué par de faibles rendements, essentiellement dus à la météo : des gelées en décembre (les températures sont descendues jusqu’à moins 19°C) ont tué des ceps ; puis, au printemps, le mauvais temps au moment de la fleur a provoqué de la coulure et du millerandage (de nombreuses grumes n’ont pas grossi); enfin, le vent du nord soutenu, dans les 2 à 3 semaines précédant les vendanges, a stoppé les éventuels foyers de pourriture dus à l’humidité mais aussi séché les raisins (moins d’eau dans les baies donc un plus petit volume). Des conditions climatiques délicates qui ont limité les quantités mais ont eu l’avantage de concentrer les raisins !

En cuverie, Pascal Marchand a adapté ses vinifications au millésime. Pour les vins rouges, il a choisi de garder moins de vendanges en grappes entières (10 à 15% en moyenne contre 20 à 25% l’an dernier) ; les extractions ont été moins poussées, les macérations un peu moins longues (3 semaines contre 4 en 2009) et les pressurages très doux. Le millésime 2010 livrera ainsi des vins rouges délicats, très aromatiques.

Quant aux vins blancs, les raisins ont été moins foulés et les débourbages plus poussés pour que les fermentations se déroulent avec moins de lies. 2010 devrait être une très bonne année de blancs, des vins très droits, bien équilibrés.

Une nouvelle appellation !

Une nouvelle appellation prestigieuse vient enrichir la palette des vins proposés par le Domaine Jean Féry et Fils  : un Chassagne-Montrachet 1 er Cru « Abbaye de Morgeot ».
Ce 1 er cru se situe au sud de Chassagne-montrachet, un des 5 villages constituant la prestigieuse « Côte des blancs » de la Côte de Beaune. Orienté Est-Sud-est, « l'Abbaye de Morgeot » est considéré comme un des meilleurs terroirs de Chassagne-Montrachet. Son sol profond, composé d'argiles et de calcaires, est planté en totalité de chardonnay. Les vignes entourent un ancien cellier maintenant en ruines ayant appartenu aux moines cisterciens de l'Abbaye de Morgeot.

Premières vendanges de l'Abbaye de Morgeot pour le Domaine Féry en 2010 !

2009

Les vins des vendanges 2009 sont en fûts.  Le millésime s'annonce sous les meilleurs auspices au vu de la qualité des raisins récoltés : mûrs, sains, concentrés, d'un équilibre parfait sucre-acidité.

Bonne nouvelle car c'est avec avant tout avec de beaux raisins que l'on fait de beaux vins !

Le millésime 2009, après 18 mois d'élevage en fûts de chêne, sera mis en bouteilles au printemps 2011.

Grande première  : à compter du millésime 2009, le Domaine Jean Féry et Fils proposera un Corton Grand Cru rouge  : c'est la toute première fois que le Domaine possède une vigne classée en appellation Grand Cru !   Si la parcelle ne mesure que 0,1765 hectares (très exactement...), la joie d'avoir le plaisir de prendre soin dorénavant de ce terroir d'exception est de taille !

Ce Corton se trouve sur la commune d'Aloxe-Corton, au lieu-dit « Les Chaumes » qui tient son nom d'un sol pauvre et sec particulièrement favorable à la vigne. Située à 250 m d'altitude, la parcelle est exposée au sud et offre un sol brun rouge très caillouteux. « Les Chaumes » étaient déjà distingués parmi les climats « hors lignes » de Corton en 1855 par le Docteur Lavalle dans son ouvrage de référence : Histoire et statistique de la vigne et des grands vins de la Côte d'Or . Des Corton qu'il qualifiait de « vins parfaits, dignes d'être offerts aux gourmets les plus délicats, et d'être servis dans les occasions les plus solennelles ».

Rendez-vous en 2011 - après 18 mois d'élevage - pour déguster la première cuvée, millésimée 2009, de ce grand vin !

Le millésime 2008

Les vins des vendanges 2008 sont disponibles à la vente dès leur mise en bouteilles au printemps 2010, après 18 mois d'élevage.

Le millésime 2008, un millésime miraculeux !
L'année 2008, avec une météo particulièrement instable, dangereusement propice aux maladies, et un été maussade et humide, s'annonçait difficile. Cependant, la plus grande vigilance à observer chacune de nos parcelles et la bonne gestion de nos traitements naturels alliés à l'âge vénérable de nos vignes - qui les rend très résistantes - ont encore démontré leur efficacité. Restait le problème de la maturité qui tardait. Le temps a alors miraculeusement changé, apportant des conditions idéales : à partir du 14 septembre, le soleil et le vent du nord ont séché et mûri les raisins, et les vendanges, débutées le 28 septembre, se sont déroulées sous le même beau temps. De quoi réjouir la joyeuse troupe des vendangeurs mais surtout le régisseur, Pascal Marchand, qui a rentré ainsi des raisins de très belle qualité.

En quantité, 2008 s'avère être la plus petite récolte que nous ayons connue depuis 10 ans : résultat du travail dans les vigne et du tri aux vendanges qui se devait d'être particulièrement sévère cette année. Mais vigilance et exigence ont porté leurs fruits en nous offrant aujourd'hui un millésime somptueux : les vins se distinguent par une grande richesse aromatique et un magnifique équilibre qui les rend dès maintenant très agréables à déguster.

Le millésime 2008 , raconté par Pascal Marchand régisseur du Domaine

« Les vendanges, débutées fin septembre, se sont poursuivies sur le début du mois d'octobre : je n'avais pas vu ça depuis 15 ans ! Elles se sont déroulées dans un climat vraiment idéal, ensoleillé et frais ! Les raisins ont été mis en cuves à 5-6°C (nous les laissions parfois se refroidir durant la nuit), et les macérations à froid ont été très longues (7 à 8 jours) sans avoir besoin de les forcer. Ainsi, les départs en fermentation alcoolique ont été très lents, très doux, les levures indigènes (celles, naturellement présentes sur la peau des raisins, qui transforment les sucres en alcool) jouant tranquillement leur rôle. Les raisins présentaient un bon équilibre entre acidité et degré alcoolique potentiel, avec une belle maturité physiologique et des tannins bien mûrs. Cela nous a permis de conserver beaucoup plus de vendanges entières (avec leurs rafles) : de 20 à 30% par cuvée (et jusqu'à 100% pour les Vougeot 1 er cru Les Cras). Les macérations post-fermentaires ont été plus courtes que les années précédentes mais les macérations totales ont quand même duré de 24 à 25 jours. Nous avons ensuite tout décuvé, puis pour éliminer les lies les plus lourdes, les plus grossières, nous avons remis les vins en cuves pendant 8 à 10 jours avant de les entonner ( c'est très rare si longtemps mais je voulais profiter des meilleurs jours du calendrier lunaire). Une fois les vins en fûts, nous avons ouvert les portes pour que le froid rentre dans les caves afin que les fermentations malo-lactiques ne démarrent pas trop vite : pour que les vins gardent leur matière colorante, qu'ils soient mieux structurés.

Les vins rouges ont terminé leur fermentation malo-lactique exceptionnellement tard, en septembre 2009 : c'est le gage d'une bonne stabilité. Ils auront un bon potentiel de garde. Ils n'ont été soutirés qu'en décembre : ils sont restés jusque là dans leurs fûts d'origine afin qu'ils se nourrissent de leurs lies. Les vins rouges sont denses, très droits, très élégants, ils ont beaucoup de corps, je dirais même beaucoup de coeur. Leurs tanins sont souples et leur complexité aromatique est ample, avec une belle expression de fruits rouges. Je les trouve typiquement bourguignons ! Le « nouveau venu », le Corton, m'a vraiment surpris et impressionné tant il est fin et délicat. On sent sa noble origine. »

Les vins blancs , après avoir passé près de 11 mois en fûts de chêne, ont été mis en cuves inox afin qu'ils gardent toute leur fraîcheu r. Ils présentent une belle combinaison d'acidité et de maturité, de fraîcheur et de densité. Ces blancs 2008 sont magnifiques, dans la lignée des 2007, dans un style différent. Les 2007 sont très droits, très beaux ; les 2008 sont plus enveloppants avec une jolie ``ossature´´ : ce sont des vins très généreux, accessibles très vite après leur mise en bouteilles. Ils ont une richesse aromatique exceptionnelle. Ils sont vraiment magnifiques ! ».

Le millésime 2007

Ce millésime est actuellement commercialisé. Prix sur demande.

Les vins rouges 2007 sont gourmands, veloutés et charnus, tout en fruité et en finesse, avec des tanins soyeux d'une grande élégance. De vrais vins de plaisir !

Quant aux vins blancs , ils sont particulièrement bien structurés et équilibrés, avec des qualités aromatiques exceptionnelles. Une grande année pour les chardonnays !

2007, le millésime du risque !

Souvenez-vous : l'été 2007   a été particulièrement froid et pluvieux. Un vrai « temps de chien » qui risquait de compromettre le millésime, de donner des vins fragiles et malingres. Il fallait « faire avec », mais pour autant   ne pas attendre, ne pas subir en pensant que l'oenologie viendrait compenser cette météo déplorable : il fallait prendre les choses en main, gérer ces conditions climatiques difficiles en « accompagnant » la vigne: pas en l'agressant avec des produits phytosanitaires agressifs que nous bannissons de notre exploitation, mais plutôt en lui donnant tous les atouts pour donner le meilleur d'elle-même dans cette situation peu favorable. Pour cela, il fallait faire des choix, et prendre des risques en restant fidèles à nos principes de renoncer à toute forme de lutte chimique. C'est ce que nous avons fait sans hésitation, car c'était le prix à payer pour la qualité. Pascal Marchand et toute son équipe n'ont pas ménagé leurs   efforts et ont fait preuve de la plus grande vigilance dans le vignoble : beaucoup de travail à la main pour ne pas tasser avec des tracteurs les sols détrempés par la pluie, labour au cheval dans certaines parcelles, précision dans le suivi des maladies, effeuillages, tri drastique des raisins.... Sans compter que l'apport de la biodynamie (dont Pascal est un des pionniers en Bourgogne) a su renforcer nos vignes (pulvérisation de silice «dynamisée» pour capter la lumière), des vignes qui étaient également plus résistantes en raison de leur âge vénérable (grâce à leurs racines plus profondes que de jeunes vignes). Après tous ces efforts, les raisins récoltés furent beaux d'autant que   nous avions pris le risque de faire des vendanges tardives, à un rythme lent et réfléchi en fonction de la maturité des parcelles et du calendrier lunaire. Enfin, à la cuverie, après   un tri sévère,   un travail minutieux mais tout en douceur a permis aux vins de livrer le meilleur de leur potentiel et toutes les richesses de leur personnalité.  

Aujourd'hui, nous savons que nous avons eu raison d'être exigeants, car la qualité est là, et tant pis si cela a dû se faire au détriment de la quantité et de la productivité. Nous préférons vous proposer aujourd'hui des vins dont nous sommes fiers, des vins solides et   en même temps très fins, qui évolueront très bien.

Le millésime 2006

A la dégustation, les vins rouges 2006 sont magnifiques, charnus, concentrés, avec beaucoup de couleur, comparables au millésime 2005, la quantité en moins. Les vins blancs sont très beaux, très nets, bien droits. Un beau millésime !

2006, le millésime du tri !

Le millésime 2006, raconté par Pascal Marchand régisseur du Domaine. Une météo capricieuse. Au mois de mai , le froid a retardé le débourrement, mais l'arrivée ensuite de fortes chaleurs a hâté la floraison, grillant même quelques baies. En juin , des orages de grêle en Côte de Nuits ont aussi entraîné des pertes. Le mois de juillet a été très chaud et ensoleillé, mais, contrairement à 2003, avec des nuits fraîches : un temps très bénéfique qui a donné beaucoup de concentration et de matière aux raisins. Août , froid et pluvieux, a provoqué l'attaque de botrytis sur certaines grappes de pinot noir qui ont été éliminées. Septembre s'annonçait maussade mais les vendanges, débutées le 19 septembre, se sont déroulées sous un beau soleil qui a séché les grumes. Et durant les intermèdes pluvieux, le domaine a choisi d'arrêter la récolte pour ne pas « diluer » les jus. Nous avons également tenu compte du calendrier lunaire pour les vendanges de chaque parcelle. Mais après toutes ces péripéties, la maturité des raisins était très irrégulière. Le tri a donc été vraiment la clé de la qualité : en 2006, pour faire de grands vins rouges, le tri était crucial. Nous avons éliminé tous les grains verts et abîmés, soit 25 à 30% de la production déjà peu importante. Un gros sacrifice mais qui a payé : les vins rouges ont maintenant une belle structure et sont pleins de concentration et d'arômes à la dégustation. Quant aux chardonnays, on a tout de suite vu que c'était un beau millésime, les raisins étaient très mûrs.

Les vinifications. En rouge, nous avons commencé par des macérations à froid (à 7-8°) les plus longues jamais faites (10 jours) pour rechercher le fruité, extraire. Mais pour éviter à tout prix des choses désagréables comme de l'amertume, nous avons institué un système de pigeage très étudié puis privilégié les remontages. La fermentation alcoolique a duré 7 ou 8 jours, puis j'ai vraiment recherché une macération totale post-fermentaire pour une extraction ultime et tout en douceur : cela apporte une concentration sans dureté et pleine de fruit. La fermentation malo-lactique a eu lieu en fûts (30 à 50% de fûts neufs selon les crus). Elle a été très tardive, c'est un gage de qualité pour le pinot noir : les vins resteront stables, ne perdront pas de couleur. Nous avons beaucoup travaillé avec les tonneliers et les vins ont beaucoup de matière. Résultat : à la dégustation, le vin domine toujours le fût (même neuf). En blanc, le pressurage a été fait en grappes entières, doucement et lentement pour obtenir des bourbes les plus fines possibles. Les débourbages ont donc été très courts. Les fermentations se sont déroulées en fûts, sans levurage bien sûr, le plus simplement du monde. Comme les lies sont très fines, l'élevage a été effectué sans bâtonnage pour obtenir plus de fraîcheur.


Domaine Jean Féry & Fils
Grands vins de Bourgogne
1 route de Marey - 21420 Échevronne - Côte d'Or - France
Tél. 33(0)3 80 21 59 60 - Fax 33(0)3 80 21 59 59
Email : fery.vin@orange.fr