Côté vignes

Amoureux de notre métier de vignerons, nous avons réalisé il y a très longtemps que la qualité des vins se faisait dans la vigne. Aussi est-ce ce constat qui nous a conduit à adopter les pratiques de l'agriculture biologique, profondément respectueuse de la plante, de son environnement et de l'homme qui en prend soin.

La vigne est une grande dame : sa vie s'inscrit dans le temps au fur et à mesure des saisons. Plus elle avance en âge, plus elle révèle le potentiel du sol qui la nourrit, à l'origine des plus grands vins.
Ainsi notre travail au quotidien s'inscrit-il avant tout dans le temps, le temps qu'il fait, le temps qui passe, conjuguant le meilleur des techniques ancestrales avec les savoir-faire modernes.

La vigne est une plante pérenne : elle suit le cycle des saisons. Au vigneron de s'adapter, respectant les lois fondamentales de la nature. Tailler lorsque la sève est descendue dans la partie racinaire de la plante, c'est-à-dire une fois les feuilles tombées et avant la montée de sève qui se renouvelle au printemps.

Travailler mécaniquement les sols, afin de renforcer l'implantation racinaire, gage de résistance au stress et donc assurant pérennité de la plante dans les meilleures conditions.

Prendre le temps de mettre en place le palissage, en domptant patiemment les branches au fur et à mesure de leur pousse grâce aux fils tuteurs, afin de favoriser la photosynthèse qui nourrit les raisins et la prophylaxie (régulation naturelle des maladies et parasites de par un développement sain et harmonieux du feuillage permettant la circulation d'air dans le rang, favorisant un bon état sanitaire en particulier au niveau des raisins).

Protéger la plante en choisissant des matières actives naturelles peu nocives pour l'environnement (CF cahier des charges de l'agriculture biologique), en adaptant nos méthodes d'épandage (réduction des doses, ciblage de la zone à traiter, respect des délais entre traitements) et en étudiant régulièrement les besoins de chaque parcelle afin de lui fournir les amendements dont elle a besoin de manière ajustée).

Favoriser le travail manuel qui permet qui permet au vigneron d'observer la vigne et ainsi de mieux repérer ses besoins afin d'y répondre rapidement. Une année viticole représente pas moins de 7 passages auprès de chacun des 10 000 ceps que compte chaque hectare entre l'entrée dans l'hiver (préparation de la taille) et la récolte suivant (intégralement réalisée à la main afin de respecter l'intégrité du potentiel d'expression des raisins).